Qualité de l’eau : pourquoi les PFAS, le calcaire et les nouveaux polluants rendent indispensable les systèmes de filtration individuel ?
- Noémie Rivière
- 29 déc. 2025
- 5 min de lecture

Depuis plusieurs mois, les PFAS — ces polluants éternels — font la une des journaux. On parle de limites dépassées, d’un polluant nommé TFA (acide trifluoroacétique) retrouvé dans près de 90 % des analyses françaises, et d’une « contamination généralisée ».
Pour beaucoup, l’inquiétude monte : Mais alors… est-ce que l’eau du robinet est encore bonne ? D’un autre côté, les autorités répètent : « L’eau reste potable. Elle respecte les normes. »
Ces deux discours semblent contradictoires, pourtant ils sont… tous les deux vrais.
La clé, c’est de comprendre que « potable » ne veut pas dire « pure », ni « idéale », ni « optimale pour la maison ». La potabilité est un seuil réglementaire minimal, pas un gage de qualité totale.
Et c’est exactement là que le rôle du particulier et des solutions domestiques (adoucisseur, osmoseur, système de filtration) deviendra crucial dans les années à venir.
Dans cet article, on vous explique :
pourquoi l’eau peut être officiellement potable tout en contenant des substances indésirables,
ce que les PFAS changent réellement,
comment le calcaire complique encore le tableau,
et pourquoi les foyers devront progressivement s’équiper pour maîtriser leur qualité d’eau réelle, et pas seulement se fier à la potabilité.
Potabilité ≠ pureté : une confusion entretenue depuis des décennies
La réglementation française définit une eau potable comme une eau qui respecte des seuils sur plus de 60 paramètres :
bactéries (coliformes, E. coli…)
nitrates
pesticides (quelques dizaines surveillés — mais pas tous)
métaux lourds
turbidité
radioactivité
etc.
Ces seuils sont fixés selon des limites sanitaires, mais aussi la faisabilité technique pour les réseaux publics. Vous l'aurez deviné, si une molécule n’est pas encore réglementée, elle peut être présente et l’eau restera “potable”.
C’est exactement le cas des PFAS pendant plus de 20 ans. En réalité, ce n’est pas que l’eau était “pure”, c’est simplement qu’on ne les cherchait pas. Par exemple, avec le TFA, un sous-produit très courant et très persistant :
il n’existait pas de limite spécifique avant fin 2024,
les stations d’épuration ne peuvent pas l’éliminer,
la molécule résiste à presque tout traitement,
les concentrations mesurées aujourd’hui dépassent souvent les recommandations internationales.
Le résultat : une eau conforme aux normes… mais pas saine à 100 %.
PFAS, TFA, pesticides, résidus médicamenteux : une pollution diffuse et cumulative
Les PFAS : les polluants qu’on n’arrive pas à faire disparaître
Les PFAS sont utilisés depuis des décennies pour :
les anti-adhérents (type téflon),
les emballages alimentaires,
les textiles anti-tâches,
les mousses anti-incendie,
l’industrie chimique.
Ils sont appelés polluants éternels car :
ils ne se dégradent pas,
ils se déplacent facilement dans l’eau,
ils s’accumulent dans l’environnement comme dans le corps humain.
Le TFA, en particulier :
est soluble à 100 %,
traverse toutes les étapes de potabilisation,
se retrouve dans les nappes phréatiques, les rivières, les nappes profondes.
👉 Comme vous vous en doutez, la France n’est pas une exception : le phénomène est mondial. On parle de LA problématique environnementale de la décennie.
Les pesticides et métabolites : on en cherche davantage… donc on en trouve davantage
Il y a dix ans, on surveillait environ 50 pesticides. En 2024–2025, on en trace plus de 600, dont leurs sous-produits appelés métabolites. Les conséquences sont diverses : plus de communes dépassent les normes et les polluants retrouvés ne sont pas toujours traitables par les filières classiques. De plus, certains métabolites sont plus solubles et plus persistants que les molécules d’origine.
Résidus pharmaceutiques
Antibiotiques, hormones, antidépresseurs… Les stations ne sont pas conçues pour les éliminer totalement. On en retrouve désormais à l’état de traces, surtout en zone urbaine.
💡 Conséquence pour tout le monde : les réseaux ne peuvent pas tout faire. Notez que ce n’est pas un problème de volonté : c’est un problème technologique. Les stations d’eau potable filtrent les bactéries, les sédiments, la turbidité (c'est-à-dire l'aspect trouble), certains pesticides et certains métaux.
⚠️ Mais malheureusement les PFAS, métabolites, résidus médicamenteux… traversent une grande partie des traitements. C'est le défi actuel des autorités sanitaires car la pollution évolue plus vite que les infrastructures publiques. Les particuliers devront donc sûrement reprendre la main sur leur qualité d'eau intérieure.
Calcaire : le problème le plus visible… mais pas le plus grave
Le calcaire (TH) n’est pas dangereux pour la santé. Mais il génère d’autres formes de “pollution domestique” :
dépôts dans les canalisations
surconsommation d’énergie
pannes d'électroménagers
corrosion prématurée
eau trouble aux robinets
colmatage des filtres et mousseurs
Dans une maison ancienne ou récente, il représente la plupart des problèmes de plomberie. 👉 C’est notre cœur de métier : adoucir l’eau pour protéger les installations. Mais aujourd’hui, calcaire et PFAS s’ajoutent : une eau dure + une eau chimiquement chargée = une eau “conforme” mais loin d'être idéale.
Adoucisseurs, filtres, osmoseurs : que peut-on faire chez soi pour avoir une bonne qualité de l'eau ?
1. L’adoucisseur : pour enlever le calcaire et stabiliser tout le réseau
Il protège :
chauffe-eau
canalisations
électroménagers
robinetterie
Il n'agit pas sur les PFAS, mais il élimine le problème n°1 des habitations : l’eau dure.
2. La filtration (charbon actif, sédiments) : première barrière contre les polluants dissous
Ces filtres permettent de réduire :
chlore
goût & odeur
certains pesticides
micro-polluants organiques
particules fines
Ils ne suffisent pas pour les PFAS, mais ils améliorent nettement la qualité.
3. L’osmoseur : la solution la plus efficace contre PFAS, TFA et résidus chimiques
Il élimine :
90 à 99 % des PFAS (dont TFA)
nitrates
pesticides
métaux lourds
résidus pharmaceutiques
plastifiants
micro-particules
👉 C’est aujourd’hui la seule technologie domestique réellement performante contre les nouveaux polluants. Et contrairement à l'adoucisseur, l’osmoseur traite l’eau de boisson uniquement, ce qui suffit amplement.
Demain : une eau “potable mais insuffisante”, et des foyers équipés en complément
Dans 10 ans, la norme sera probablement :
adoucisseur pour protéger la maison
osmoseur pour l'eau de boisson
filtres charbon pour les goûts/odeurs
Pourquoi ? Parce que les normes vont se durcir, les polluants émergents vont augmenter, les réseaux publics atteignent leurs limites, les particuliers veulent reprendre le contrôle de leur santé et de leur confort et les prix des solutions domestiques baissent
Bref : on va vers un modèle où l’eau publique est la base, et l’eau maison est la qualité. (Eh oui, sans doute, cela pose des questions sociales non négligeables, sûrement ferons-nous un article dessus plus tard 🤔)
Conclusion : reprendre la main avant que les normes changent
Le débat sur les PFAS n’en est qu’à son début. Le calcaire, lui, est un problème installé depuis toujours. Les pesticides, métabolites et résidus médicamenteux complètent le tableau.
La qualité de l’eau va devenir un enjeu domestique, et non plus seulement un sujet d’infrastructures publiques.
Les foyers équipés :
d’un adoucisseur
d’une filtration adaptée
et d’un osmoseur pour l’eau de boisson
seront ceux qui maîtriseront réellement leur eau dans les années à venir.
L’eau du robinet restera potable. Mais pour avoir une eau pure, stable, agréable et protégée… ce sera à la maison que tout se jouera.
En attendant, on vous recommande grandement de faire un tout sur Dans mon eau, ce site propose une carte interactive qui évalue la qualité de l'eau de votre commune. Un bon outil pour commencer à mieux mesurer les effets de l'eau sur votre quotidien 🙂

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